Trio Chopin
Violoniste français, né à Rouen, il donne son premier concert à l'âge de six ans. Il est alors salué par la presse comme un "jeune Mozart du violon".
Il poursuit ses études musicales dans sa ville natale puis au conservatoire royal de Bruxelles sous la direction de Lola Bobesco. Il obtient successivement les premiers prix de violon, de musique de chambre et le prix de virtuosité avec grande distinction. Improvisateur né, il compose un ballet « Korio » , pour violon et percussions, basé sur des thèmes de musique coréennes. Ce ballet sera créé lors du concours international de chorégraphie de Cologne.
Sa carrière débute réellement lorsque paraît son premier CD, « Capricho Espanol », un album consacré aux compositeurs ibériques. Il est invité à jouer en « live » à la télévision française pour la présentation du disque. Les journalistes unanimes soulignent alors « la personnalité dont la jeunesse intuitionne à merveille la fougue du tempérament ibérique »(Babel-the Brussels Review) . Un critique enthousiaste titrera « le retour du violoniste prodige » (Le Figaro-Paris Normandie) lors d’un récital au théâtre des Arts de Rouen, la salle fera salle comble. Associé très jeune à la création musicale, nombre de compositeurs lui confient leur partitions. Jacqueline Fontyn (Prix de Rome) et Michel Lysight feront de lui le dédicataire d’œuvres exceptionnelles.
Il décide alors d’orienter son répertoire vers les pages inédites, classiques et contemporaines, s’attachant à redécouvrir manuscrits et compositeurs oubliés. En tant que soliste, il enregistre avec l’orchestre « I Musici Bruxellensis » le premier concerto en ré mineur de Mendelssohn, œuvre de jeunesse de ce compositeur. Fondateur et leader du Quatuor « Bruxellensis » depuis 1999, il associe cette jeune formation à sa passion pour les pages inédites : la « Nouvelle musique consonante » devient alors la pierre angulaire de l’orientation esthétique de ce quatuor. C’est sous son impulsion que l’ensemble signe un premier CD, consacré à Glenn Gould (le Quatuor opus 1). La presse japonaise salue aujourd’hui ce remarquable enregistrement.
Parallèlement, il se passionne pour les musiques du monde : …«Elles sont les reflets de l’âme des peuples errants à travers les siècles, l’héritage de la tradition s’effectue oralement, sans écriture»…« un souffle de liberté qui, aujourd’hui, me dégage de toutes contingences classiques » . De sa récente mais fructueuse rencontre avec le violoncelliste Bruno Ispiola nait une véritable complicité. Elle donne une tonalité originale à sa vocation de chambriste. Ce duo possède déjà à son répertoire une trentaine de d’œuvres inédites et de grande virtuosité, avec une prédilection pour les compositions italiennes et françaises.
En ce début d’année et en première mondiale, il grave sur CD la version pour violon et orgue de la sonate en la majeur de César Franck. Jean-Michel Alexandre joue sur un violon Andrea Guarneri de 1670.
